L’infaillibilite dans l’Eglise
January 16th, 2009
L’INFAILLIBILITÉ DANS L’ÉGLISE
Depuis le patriarche jusqu’à l’arroseur d’Hyppodrome, tous sont faillibles dans l’Église. Seule l’Église, corps du Christ, à l’image de son chef est infaillible et indivisible. Même toute la hiérarchie dans son ensemble peut se tromper et s’égarer comme les exemples suivants démontrent:
Pendant 70 ans saint Macaire de Corinthe, saint Nicodème l’Hagiorite, Athanase Parios etc. furent rejetés comme “colyomaques”, subirent l’exil et les calomnies de la part de la hiérarchie de l’Église.
Qui a jugé et envoyé en exil saint Jean Chrysostome et traité les orthodoxes de “joannites ?” N’étaient-ce pas les évêques, c’est-à-dire la hiérarchie ?
Saint Athanase le Grand a subi également les mêmes traitements, par le pape Libère même.
Au temps de saint Maxime et de saint Sophrone de Jérusalem, s’égaraient tous les patriarches dans l’hérésie du monothélisme. Seuls saint Maxime et le vieux Sophrone, suivi par le peuple fidèle gardèrent la foi pure.
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Raison providentielle de l’heresie
January 15th, 2009
RAISON PROVIDENTIELLE DE L’HÉRÉSIE
saint Vincent de Lérins
Mais pourquoi Dieu permet-il que certains personnages importants dans l’Église répandent des doctrines nouvelles parmi les catholiques ? Question importante que je vais examiner amplement et avec soin; je tenterai d’y répondre non d’après mon sentiment personnel, mais en me fondant sur l’autorité de la loi divine et sur l’enseignement du magistère ecclésiastique. Lisons Moïse : qu’il nous dise, lui, pourquoi Dieu a permis a des hommes savants, que l’Apôtre lui-même qualifie de prophètes (1 Co XIII, 2) à cause de leur science, de professer de nouveaux dogmes – que l’Ancien Testament dans sa langue imagée qualifie d’autres dieux (Dt XIII,3). Les hérétiques en effet vénèrent aussi fidèlement leurs doctrines que les païens leurs dieux. Moïse écrit donc dans le Deutéronome¨: Si quelque prophète ou faiseur de songes surgit au milieu de toi et dise… (Dt XIII, 2), c’est-à-dire, si un maître établi dans l’Église, dont les disciples et les auditeurs estiment que l’enseignement provienne d’une certaine révélation , … et s’il te propose un signe ou un prodige et qu’ensuite ce signe ou ce prodige annoncé arrive… C’est un bien grand maître que Moïse veut ainsi désigner, un homme dont la science est telle, aux yeux de ses disciples, qu’il peut non seulement connaître les choses humaines mais avoir la prescience de celles qui dépassent l’homme. Tels furent, vantés par leurs disciples, Valentin , Donat, Photin, Apollinaire et d’autres du même genre !
Gheorghe VanauPère Basile Sakkas: Le calendrier de l’Église, XI
January 14th, 2009
10.LES OPPOSITIONS DE NOS ADVERSAIRES
a. Généralités
Sur ce cinquième et dernier chapitre du présent mémorandum, qu’il me soit permis d’ajouter les arguments et oppositions de nos adversaires essayant d’y donner une réponse aussi courte que possible, à l’aide de notre très sainte Tradition.
b. Il s’agirait d’un détail
De tout ce que nous venons d’exposer plus haut, nous espérons qu’il ressort clairement que, si petite que puisse être considérée l’affaire du calendrier, du moment que, du fait de cette innovation, la Tradition, la piété et le dogme de l’Église furent méprisés, il nous est impossible de la tenir pour un détail. Dans le domaine spirituel, le commandement n’est pas mesuré quantitativement par son volume, mais par la dignité de celui qui commande. C’était aussi un détail que le fruit d’Éden, mais qui fut le Commandant et quelles en furent les conséquences!
À Aaron, il ne fut pas même permis de pleurer ses fils que Dieu avait punis de mort à cause d’un détail, en mettant sur l’autel un feu étranger!
Quelqu’un a osé ramasser du bois le jour du sabbat et il fut lapidé par toute l’assemblée des fils d’Israël. C’était aussi un détail.
Le Seigneur foudroya Uza pour avoir touché à l’Arche de l’Alliance afin de la protéger (privilège exclusive des Lévites) tandis qu’Il avait permis qu’elle soit capturés par les Philistins qui avaient même mis dedans des statuettes de souris et d’hémorroïdes.
Les sept saints adolescents Macchabées préférèrent le martyr plutôt que de manger de la viande de porc, bien qu’il s’agissait d’une prescription pédagogique provisoire pour Israël !
À cause de tout ceci nos saints pères nous ont transmis comme héritage spirituel e qui suit :
sache que même la plus petite transgression des choses transmises causerait le mépris du dogme entier , même si on altère une toute petite partie (de la foi), on opère un grand déshonneur et immédiatement reçoit le reproche (4e et 6e épîtres du saint et grand Photius).
Il nous est préférable de verser notre sang plutôt que d’innover un seul iota (Saint Sabba le Sanctifié à l’empereur Anastase).
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Père Basile Sakkas: Le calendrier de l’Église, X
January 13th, 2009
9. Décoloration de l’Église
La civilisation technocratique essaye d’obtenir deux choses :
a) Les petits pois avec lesquels nous remplissons les conserves doivent être de la même grosseur, et
b) les hommes sur la terre doivent ressembler au maximum à ces petits pois uniformes mis en boîtes.
Pour régner, l’antichrist, n’a pas besoin de PERSONNES libres, conscientes, mais d’INDIVIDUS constituant les cellules d’une masse amorphe, homogène et anonyme. Il cherche à y parvenir par plusieurs moyens, en utilisant même des slogans très idéalistes sur la FRATERNITÉ, l’ÉGALITÉ, la LIBERTÉ, etc., mais qui ont comme principe la destruction de la notion de la HIÉRARCHIE des valeurs. Par la Judéo-maçonnerie, il tend donc vers l’ÉGALISATION de tous et de tout ! LA FAMILLE, étant la force de la personne et d’une société consciente, et doit peu à peu s’abolir : par le féminisme, on cherche premièrement l’égalisation des deux sexes, au lieu de la distinction hiérarchique entre l’homme et la femme, on nous propose le couple nouveau avec une égalisation hiérarchique entre le MALE et la FEMELLE. Égalisation au point de vue des droits légaux, afin qu’il n’y ait pas de TÊTE réelle dans la nouvelle famille. Mais aussi une égalisation dans les apparences extérieures : même l’habillement et la coiffure doivent se confondre. Peu, hélas, sinon rares sont ceux qui se rendent compte que l’esprit de l’antichrist mène de nouvelles formules de structures sociales ayant des conséquences spirituelles terribles pour tout le monde. La famille est combattue également par la licence des moeurs. Les pères et les mères de demain sont souvent spirituellement et charnellement dépravés, de sorte qu’ils ne puissent transmettre à leurs enfants plus qu’ils ne possèdent eux-mêmes. Et pourtant on ne parle que de libération.
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Père Basile Sakkas: Le calendrier de l’Église, IX
January 12th, 2009
8. Affaiblissement de l’Église d’Hellade
Les «orthodoxes conservateurs» qui ont suivi la hiérarchie Innovatrice, nous sont très sympathiques et nous suivons avec une émotion particulière leurs luttes et leurs souffrances et leur résistance contre le «cataclysme du péché» qui nous menace tous.
Eux-mêmes reconnaissent que le nouveau-calendrier constitue une «innovation diabolique», qu’il a créé un «schisme» et constitue une «grande faute». Mais ils ne se rendent pas compte qu’ils se trouvent en contradiction avec eux-mêmes.
Que signifie «grande faute» ? Si le calendrier ne cause pas de «dommage» à l’Église, pourquoi le considérer comme faute ? S’il ne comporte pas de conséquences, nous ne pouvons pas nous baser uniquement à un attachement sentimental au passé pour le considérer comme une faute. La faute présuppose des conséquences. Si donc ces conséquences sont préjudiciables à l’Église, comment pourrais-je les adopter et ensuite trouver une bonne défense devant le redoutable tribunal du Christ ? Comment puis-je suivre quelque chose que j’appelle (comme le vénérable vieillard Philothée du monastère de Longovarda) diabolique ?
Gheorghe VanauPère Basile Sakkas: Le calendrier de l’Église, VIII
January 11th, 2009
7.AUTRES CONSÉQUENCES DE CETTE INNOVATION
A. Justification de la révolte papale
En effet le Pape, par cette innovation arbitraire, fut conséquent avec ses principes, d’après lesquels il est, soit disant : «au-dessus des conciles oecuméniques.» Mais l’Écriture enseigne que «la folie de Dieu est plus sage que la sagesse humaine» et que”Dieu a choisi les choses folles de ce monde» pour confondre les sages et les puissants de cette terre.
Donc la LOGIQUE de DIEU et de l’ÉGLISE est au-dessus de la logique du monde. Souvent le monde n’est pas satisfait de la logique de l’Église car celle-ci ne correspond pas aux exigences de sa propre logique. Autrefois aussi le monde considérait la logique de l’Église comme insensée. Mais l’apôtre Paul dit que Dieu a voulu sauver les croyants «par la folie de la prédication !»
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Père Basile Sakkas: Le calendrier de l’Église, VII
January 9th, 2009
6. Exigences de la sainte Tradition
« Celui qui transgresse les traditions ecclésiastiques, qu’il soit destitué. » (7e canon du 7e Concile oecuménique)
«Les dogmes et les enseignements qui sont gardés dans l’Église, certains nous les avons par l’enseignement écrit, d’autres nous les avons acceptés comme transmis dans le mystère par la Tradition des apôtres. Mais tous les deux ont la même valeur face à la piété et personne ne peut les contredire ni essayer de toucher la moindre des institutions ecclésiastiques. Car si nous essayons de délaisser les coutumes non-écrites, comme n’ayant soi-disant pas grande force, nous prêterions préjudice à l’évangile même, à ce qui est primordial, rabaissant la prédication au niveau de simples paroles » (91e canon de saint Basile). Il serait nécessaire que les orthodoxes sachent ce canon en entier par coeur, ici c’est en fragment. Le 92e canon du même saint confirme celui-ci et rapporte les paroles du divin Apôtre : « Retenez les traditions que vous avez reçues, soit par la parole, soit par notre lettre. »
Saint Nicodème l’Hagiorite, dans son commentaire du 31e canon apostolique, parle de la relation qui existe entre la foi et la Tradition : « Comme les traditions ecclésiastiques ont besoin de la foi, ainsi la foi a besoin des traditions ecclésiastiques et ces deux choses ne peuvent pas être séparer l’une de l’autre. » Ainsi le saint signale que la foi transmise n’est ni un ritualisme, ni une conviction intellectuelle abstraite.
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Père Basile Sakkas: Le calendrier de l’Église, VI
January 9th, 2009
5. Possibilité de changer le calendrier.
Pour nous tendre un piège, les innovateurs ont recours au sophisme suivant : « L’Église peut-elle changer le calendrier ou non ? ». Les nouveau-calendaristes n’ignorent certes pas qu’il y a des questions auxquelles il est impossible de répondre par oui ou par non. Supposons que nous disons à quelqu’un qui ne s’enivra jamais de sa vie : « T’es-tu arrêté de t’enivrer ? » Notre interlocuteur ne peut répondre ni par oui ni par non. En effet s’il dit oui, il reconnaît s’être enivré dans le passé ; s’il dit non, cela signifie qu’il continue de le faire. Toutefois notre interlocuteur ne s’est jamais enivré et il doit nous répondre autrement que par un oui ou un non.
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Père Basile Sakkas: Le calendrier de l’Église, V
January 8th, 2009
4. LE CALENDRIER ET LA TRADITION DE L’ÉGLISE
a. Introduction
Supposons que, jusqu’en 1924, l’Église orthodoxe n’ait pas pris position sur la question du calendrier. Alors, il serait possible d’accepter une discussion quelconque sur ce sujet. Toutefois, l’Église, bien qu’ayant pris connaissance des arguments de ses adversaires et étant au courant des lacunes astronomiques de son calendrier, refuse systématiquement une telle réforme.
Elle n’a pas simplement exprimé une opinion, ni laissé la question comme un «théologoumène», mais elle a pris une position nette, non seulement ayant interdit le calendrier papal, mais l’ayant anathémisé par ses conciles panorthodoxes. La conscience de l’Orthodoxie respecta et entérina ces anathèmes durant des siècles. Comment donc pourrions-nous sur un sujet déjà examiné par l’Église et classé, sans porter atteinte à sa vénérable Tradition ?
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Père Basile Sakkas: Le calendrier de l’Église, IV
January 7th, 2009
3. Le calendrier et l’unité de l’Église
a. Généralité
Nous avons reçu de dire pendant la divine Liturgie : «Et donne-nous d’une seule bouche et d’un seul coeur de glorifier et de chanter ton Nom honorable et magnifique, du Père du Fils et du saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.»
L’Église orthodoxe et catholique (sens étymologique) de Jésus Christ, glorifie sur terre sa Tête sainte : d’une seule bouche. Il arrive par exemple de célébrer la divine Liturgie et (bien qu’il s’agisse d’un abus et d’une chose anormale) que personne ne communie. Pourtant, l’officiant proclamera : «Debout, vous tous qui avez communié aux saints, divins, célestes et vivifiants mystères du Christ, rendons de dignes actions de grâces au Seigneur.»
S’agirait-il d’une «routine» ou d’un «ritualisme» ? L’officiant pourrait-il dans un tel cas, supprimer le «Debout vous tous qui avez communié» au moment où personne de sa paroisse n’a communié ? La réponse est : NON ! Le divin apôtre Paul nous a enseigné que : «rien ne peut séparer les fidèles de l’amour du Christ qui les presse», «ni la hauteur, ni la profondeur», «ni les choses présentes, ni les choses futures», «ni la vie ni la mort» etc. Les distances géographiques ne peuvent pas donc séparer les fidèles d’entre eux.
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Père Basile Sakkas: Le calendrier de l’Église, III
January 6th, 2009
2. RELATION ENTRE LE NOUVEAU CALENDRIER ET MODERNISME
Suivant l’exemple de ce qui fut appelé en Russie Église vivante, le patriarche Mélétios Métaxakis (reconnu par tous comme franc-maçon), convoqua une sorte d’assemblée qu’il appelaÉ panorthodoxe et où siégeaient É «cinq évêques». Durant les dix assemblées qui se réunirent du 10 mai au 8 juin 1923, furent prises les «décisions» suivantes :
1. Transfert du calendrier et son identification avec le calendrier mondain de l’Occident.
2. Le mariage des prêtres après leur ordination sacerdotale.
3. Quitter la soutane, barbe et cheveux longs, du clergé.
4. Nouveaux limites d’âge pour l’ordination des diacres, prêtres et évêques.
5. Nouveaux limites d’âge pour l’entrée à la vie monacale.
6. Diminution ou abolition des carêmes et des offices divins.
7. Diminution des restrictions de parenté pour mariage, augmentation des causes de divorces.
Nous voyons donc qu’il ne s’agit pas d’une simple question de calendrier ou de 13 jours, mais que, depuis des décennies, on avait élaboré des plans pour l’explosion de l’édifice divin de l’Église par l’intérieur ! Si donc, en 1924, nous avions accepte la réforme du calendrier appliqué à la manière d’un «coup d’état» et d’une façon dictatoriale (indépendament du fait si l’Église peut ou non changer le calendrier) nous ouvririons la porte pour faire entrer le déluge du modernisme, et alors que resterait-il de notre sainte Orthodoxie ?
Nous nous souvenons avec émotion de l’enseignement de Photios Kontoglou de bienheureuse mémoire qui disait à peu près ceci : «J’aime une jeune fille, mais sa démarche ne me plaît pas; sa voix m’agace; je trouve son nez trop grand; j’aimerais qu’elle change la couleur de ses yeux et il serait préférable qu’elle ait des cheveux châtains. Ainsi, dans la spiritualité : j’aime l’Orthodoxie, mais les veilleuses ne me plaisent pas, je trouve les barbes et les soutanes désuètes; il faut adapter le carême aux exigences de l’époque contemporaine et on doit aussi changer son calendrier, etc.» Dans le premier cas comme dans le deuxième, nous n’aimons pas la RÉALITÉ ! Nous cherchons d’adapter la réalité aux exigences de notre IMAGINATION, laquelle nous aimons réellement à travers nos objections,
Soit ! si l’Église le veut dans sa catholicité, qu’elle le change si elle le juge utile et qu’elle agisse en harmonie avec sa Tradition et ses conciles antérieurs. Pourquoi ne nous soumettrions-nous pas ? Serions-nous plus grands que l’Église, qui, selon saint Jean Chrysostome «est plus haut que le ciel» ? Ou bien serions-nous des «super-orthodoxes» et «super-synodes» ?
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Père Basile Sakkas: Le calendrier de l’Église, II
January 5th, 2009
1. RELATION ENTRE L’INNOVATION DU NOUVEAU CALENDRIER ET L’HÉRÉSIE DE L’OECUMÉNISME
En 1920, le patriarcat oecuménique publia une encyclique par laquelle il reconnaissait les assemblées des occidentaux comme «cohéritières de la grâce du Christ» et se proclamait ouvertement pour la panacée des hérésies : L’OECUMÉNISME. Comme premier moyen d’avancement de l’oecuménisme, on adopta la réforme du calendrier (laquelle fut jadis anathémisé trois fois par le Grand Concile des patriarches de l’orient). Cette encyclique signée par le surveillant intérimaire du trône, métropolite Dorothée de Brousse et onze autres métropolites proclamait (en extrait) ceci :
«Ainsi, la sincérité et avant tout la confiance une fois rétablies entre les Églises, nous pensons en deuxième lieu que s’imposent le renforcement et le réveil de l’amour entre les deux Églises qui, ne se considèrent pas l’une l’autre comme des étrangères, mais au contraire comme étant de la même race et de la maison du Christ. «Cohéritières et formant un même corps et participant à la même promesse de Dieu en Jésus Christ car les différentes Églises inspirées par l’amour et le mettant en avant, dans leurs jugements et leurs relations entre elles, pourront diminuer et raccourcir la séparation, au lieu de l’allonger et de l’augmenter en suscitant un intérêt entretenu et fraternel au sujet de l’état, de la stabilité et du bien-être des autres Églises, par l’empressement et suivre et à connaître plus précisément ce qui se produit dans leur soin et à tendre toujours avec promptitude et de façon réciproque une main d’aide et de secours; ainsi, elles accompliront et réaliseront beaucoup de bonnes choses pour leur propre gloire et leur profit comme aussi pour celui de l’ensemble du corps chrétien.
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Père Basile Sakkas: Le calendrier de l’Église, I
January 4th, 2009
Signification dogmatique du calendrier ecclésiastique
Introduction
Nos adversaires prétendent que le calendrier «n’est pas un dogme» laissant ainsi entendre que l’on peut faire de celui-ci ce qu’on veut. La question du calendrier est-elle vraiment un dogme? Cela naturellement dépend sous quel angle on l’examine !
Ma barbe et ma soutane,ne constituent certainement pas un dogme. En effet, ils n’augmentent ni ne diminuent le nombre des personnes de la sainte Trinité. Mais si je méprise les insignes de mon ministère par lesquels m’honora l’Église de Jésus Christ, qu’elle considère plus précieux que la pourpre royale, ne serait-ce pas l’Église en Elle-même que j’offense ? Si ma soutane et ma barbe ne constituent pas un dogme en soi, si j’y renonce sans raison, je déshonore l’Église qui m’a honoré et qui est la base de tous les dogmes. Comment donc serait-il possible d’isoler les dogmes du reste de la vie et de l’expérience de la sainte Église catholique et orthodoxe du Christ ?
Pour cela le métropolite de Cassandrie Mgr Synesios de «l’Église officielle grecque» dit avec justesse : «l’Église autocéphale grecque est indépendante. Pour nous, la pensée même du célibat du clergé, son abolition, et du changement de l’habit ecclésiastique est très prématurée. Aujourd’hui, ces deux questions sont presque comme des dogmes et ne peuvent pas être déplacés. Par conséquent, aucune discussion officielle ou officieuse ne peut avoir lieu».
Les dogmes ne sont donc pas nettement indépendants des détails de la vie et de l’expression quotidienne de la sainte Église. La distinction est presque impossible entre le PRIMORDIAL et le SECONDAIRE en matière de Foi. Tout porte le sceau sanctifiant du saint Esprit, de sorte qu’il nous est impossible de toucher la moindre chose de la Tradition sans toucher directement ou indirectement les exigences dogmatiques de l’Église.
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Neocalendarism: V. Gheorghiu & Milutin Milankovic
December 9th, 2008
Revista La Voile publica in nr 5/2007 un dosar dedicat reformei calendarului iulian, care contine (de fapt este alcatuit din) doua documente pe care le socotesc interesante pentru arhiva noastra. Contextul in care sint publicate, sursele si chiar documentele in sine sint din categoria celor favorabila schimbarii calendarului si tocmai de aceea mi se par oarecum relevante pentru intelegerea mai buna a contextului in care s-a petrecut aceasta tulburare. Titlul dosarului publicat este: Ekklesia / le Calendrier :
a. La Réforme Hémérologique Orthodoxe roumaine, étude de chronologie & d’hémérologie, par le dr. Basile Gheorghiu*, professeur à la Faculté de Théologie de Cernautzi, 1929 (fac-similé intégral)
b. Le Nouveau Calendrier des Églises Orthodoxes Orientales, par le professeur M. Milankovitch, de Belgrade (1924)
Gheorghe VanauPère Ambroise: Le triomphe de l’orthodoxie
December 5th, 2008
Père Ambroise Fontrier: Homélie pour le triomphe de l’orthodoxie
Fête de la Restauration des Saintes Icônes
«Si le sel s’affadit, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? il est terminé, il n’est plus bon qu’à être jeté et foulé aux pieds». La parole est dure, très dure.
«Vous êtes le sel de la terre» dit le Seigneur, et toute la lutte des chrétiens, depuis le jour où cette parole a été prononcée jusqu’à aujourd’hui, consiste à nous appeler à la vigilance de manière à ne pas nous affadir, de peur d’être trouvés hors du royaume des cieux, bons seulement à être foulés aux pieds par les démons.
«Vous êtes le sel de la terre». Or, depuis le commencement, depuis la venue du Christ, l’Eglise est présente. E n effet, le Christ sur la terre était l’Eglise ; Son corps était l’Eglise., à laquelle nous les hommes, nous devions tous, au cours des temps, être greffés. Déjà, elle était, cette Eglise, l’objet de la haine du monde et des persécutions. Le premier, le Christ a été, comme le dit d’Apôtre Paul, «Celui qui a rendu le bon témoignage». Devant Pilate, il a fait «cette bonne confession».
Au cours du temps, tout ce corps de l’Eglise a été persécuté, a souffert toutes les persécutions jusqu’au sang, jusqu’à la mort, les déportations, les exils, pour ne pas s’affadir en s’identifiant à ce monde. Et pourquoi ? Parce que, si notre foi n’est pas exacte, si notre foi n’est pas précise, nous n’entrerons pas dans le royaume de Dieu. Voilà pourquoi, trois fois par jour, les Offices nous appellent, par le Credo, à vérifier notre Foi. Avant de me coucher, je dis : «Je crois en un seul Dieu» et la suite. En me levant la nuit pour faire mes prières, je dis : «Je crois en un seul Dieu». Je vais à l’église, pendant la liturgie : «Je crois en un seul Dieu». Trois fois par jour, je regarde si ma Foi et exacte et précise, sans laquelle je ne verrai pas la Face de Dieu.
Gheorghe Vanau